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Quels recours en cas de désaccord sur un divorce ?

3/04/2025
Quels recours en cas de désaccord sur un divorce ?
Découvrez les procédures et recours possibles en cas de désaccord lors d'un divorce. Conseils de professionnel pour défendre vos intérêts

Le divorce peut s'avérer un processus complexe et émotionnellement éprouvant, particulièrement lorsque les époux ne parviennent pas à s'accorder sur le principe même de la séparation ou sur ses conséquences. En France, près de la moitié des divorces prononcés sont contentieux, impliquant un désaccord entre les conjoints. Dans ces situations délicates, l'assistance d'un avocat expérimenté s'avère cruciale pour naviguer à travers les méandres juridiques et faire valoir ses droits. Maître Louis Guilleminot, avocat à Valenciennes, accompagne ses clients avec humanité dans ces procédures de divorce conflictuelles.

À retenir :

  • 70% des appels après un jugement de divorce concernent les aspects financiers (prestation compensatoire, liquidation).
  • La médiation familiale permet d'aboutir à un accord dans 70% des cas de désaccords sur les conséquences du divorce (garde d'enfants, pension alimentaire).
  • Constituez un solide dossier de preuves en cas de divorce pour faute : témoignages, constats d'huissier, messages...

Les différentes procédures en cas de désaccord

Le divorce accepté

Lorsque les époux sont d'accord sur le principe du divorce mais pas sur ses conséquences, ils peuvent opter pour un divorce accepté. Cette procédure nécessite que chacun soit représenté par son propre avocat. Après le dépôt de la requête initiale, une audience de conciliation est organisée dans un délai de 2 mois minimum.

Si aucun accord n'est trouvé (le taux de réussite des conciliations judiciaires étant très faible selon les statistiques du Ministère de la Justice 2020), le juge aux affaires familiales prononce le divorce et statue sur ses effets. La durée moyenne d'un divorce accepté est de 8 à 12 mois. L'avocat joue ici un rôle clé dans la négociation des termes du divorce et la défense des intérêts de son client.

Conseil : Privilégiez la médiation familiale en cas de désaccords sur les conséquences du divorce (garde d'enfants, pension alimentaire). Elle permet d'aboutir à un accord dans 70% des cas, pour un coût moyen de 2€ à 131€ par séance de 1h30 selon vos revenus (3 à 6 séances en général).

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal

Depuis 2021, le divorce pour altération définitive du lien conjugal peut être prononcé après une séparation d'un an, contre deux auparavant. Cette procédure est initiée par un seul époux, même si l'autre s'y oppose.

Après une première audience d'orientation, le juge prononce le divorce s'il constate que les époux vivent séparément depuis au moins un an. Cette procédure peut durer entre 15 et 24 mois. Elle présente l'avantage de ne pas avoir à prouver une faute, mais impose une séparation préalable parfois difficile à vivre. Attention : le délai maximum entre l'ordonnance de non-conciliation et l'assignation est de 30 mois.

Le divorce pour faute

Lorsqu'un des époux a commis une violation grave des devoirs du mariage, comme l'infidélité, les violences conjugales ou l'abandon du domicile, l'autre peut demander un divorce pour faute. Il devra alors constituer un dossier de preuves solides (témoignages, constats d'huissier, messages...), avec l'aide de son avocat.

La procédure est plus longue (18 à 36 mois en moyenne) et conflictuelle, mais elle peut permettre d'obtenir réparation du préjudice subi. La Cour de cassation a récemment confirmé que les violences conjugales constituaient une faute unique suffisante pour prononcer le divorce.

Exemple : Julie demande le divorce pour faute suite aux violences physiques répétées de son mari Michel. Avec l'aide de son avocate, elle réunit des témoignages de proches, des certificats médicaux constatant les blessures et des photos des ecchymoses. Le juge prononce le divorce aux torts exclusifs de Michel, lui accordant une indemnisation de 8000€ pour le préjudice subi.

Les recours possibles à chaque étape

Contestation des mesures provisoires

Lors de l'audience initiale, le juge rend une ordonnance de mesures provisoires réglant la vie des époux pendant la procédure (résidence, pension alimentaire, autorité parentale). Cette décision peut être contestée dans un délai de 15 jours. Près de 35% des mesures provisoires sont modifiées en appel.

Appel du jugement de divorce

Une fois le jugement de divorce signifié, les époux disposent d'un délai d'un mois pour faire appel, porté à 3 mois s'ils résident à l'étranger. Les aspects financiers (prestation compensatoire, liquidation) sont les plus fréquemment contestés (70% des appels). 22% des jugements font l'objet d'un appel, et 15% sont réformés par la cour d'appel.

À noter : Une fois le délai d'appel passé, vous pouvez demander un certificat de non-appel auprès du greffe pour confirmer le caractère définitif du jugement.

Le rôle essentiel de l'avocat dans la gestion des désaccords

L'obligation légale d'assistance par un avocat

Depuis 2004, la loi impose aux époux d'être assistés chacun par un avocat pour tous les divorces contentieux. Même pour un divorce par consentement mutuel, chaque conjoint doit avoir son propre conseil depuis 2017 (coût moyen de 1000€ à 3000€ par époux). Seule exception : la séparation de corps peut être demandée sans avocat en cas d'accord total.

Les missions de l'avocat dans une procédure contentieuse

Au-delà de la simple obligation légale, l'avocat est un allié précieux pour évaluer la stratégie la plus adaptée selon la situation. Il rédige les actes (requête, conclusions), représente son client devant le juge aux affaires familiales et négocie avec la partie adverse pour tenter de trouver un accord.

Son expertise permet aussi d'anticiper les délais et contraintes procédurales, comme la signification d'appel à effectuer avant la caducité des mesures provisoires (30 mois).

Coûts et aide juridictionnelle

Les honoraires d'avocat varient selon le type de procédure et sa complexité. Comptez en moyenne entre 2000€ et 4000€ pour un divorce accepté, 3000€ à 8000€ pour un divorce pour faute. Des frais annexes sont à prévoir, comme la signification par huissier (80€ à 150€) ou les droits de plaidoirie (13€). S'ajoutent parfois des frais d'expertise, de 1500€ à 3000€ environ.

Pour les personnes disposant de faibles ressources, l'aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie des frais d'avocat. Elle est accordée totalement pour des revenus mensuels inférieurs à 1074€, et partiellement jusqu'à 1563€.

Face à l'épreuve d'un divorce conflictuel, l'accompagnement d'un avocat expérimenté comme Maître Louis Guilleminot est essentiel. Son expérience en droit de la famille lui permet de conseiller au mieux ses clients à chaque étape de la procédure, en étudiant les différentes options possibles et en défendant avec conviction leurs intérêts. Basé à Valenciennes, Maître Guilleminot se tient à votre disposition pour vous épauler avec humanité et réactivité dans ces moments difficiles.